A l'origine de l'aïkido
Écrit par Sébastien Vives   

Le responsable de l'Aïkido Club dijonnais, Michel Desroches, a été élève, dans les années 70 du maître André Nocquet, 8e dan d'aïkido. Il s'inspire de son maître spirituel pour enseigner, à titre bénévole, l'aïkido d'origine.

desroches-montigny-01Michel Desroches, président de l'Aïkido Club dijonnais est le responsable technique de la fédération française du groupe historique André Noquet, cette association étant une branche de la fédération d'aïkido et de budo. C'est pour dire que Michel Desroches est attaché aux techniques prônées dans les années 60-70, à Paris, par son maître spirituel. Le maître défunt, André Nocquet enseignait à l'époque, les pratiques ancestrales de cet art martial. Le club dijonnais est toujours fidèle à ses anciennes techniques de combat que Michel Desroches qualifie de « réalistes », en comparaison aux pratiques qui peuvent être enseignées aujourd'hui.

La confiance en soi

Le responsable de l'Aïkido Club dijonnais est aussi le professeur du club. Ce 5e dan d'aïkido, enseigne en tant que bénévole depuis le début de la création de la section aïkido. Car cette section a rejoint le Judo-Club dijonnais en 1980. Elle a commencé rue Pasteur avec 20 licenciés. Vingt ans après, ils sont plus de ffl adhérents à fouler les tatamis trois fois par semaine à raison de deux heures par séances d'entraînement au gymnase d'Epirey.

L'ambiance est bonne, conviviale. « On retrouve des copains. Il n'y a pas d'un côté le professeur et de l'autre les élèves : je ne suis pas un gourou, précise Michel Desroches. On va faire des bouffes ensemble, on fait des stages ensemble. Les gens viennent oublier leurs soucis. Ils viennent ici pour acquérir plus de confiance en soi. Certains sont au chômage, ils ressortent plus sur d'eux », note-t-il. « L'aïkido m'a également aidé. J'étais d'une timidité relative et je suis devenu un extraverti contrôlé. Je suis également devenu plus serein, moins nerveux. »

La voie de l'union des énergies

Avec cet art martial, les personnes deviennent aussi plus attentives aux autres, moins indifférentes et plus citoyennes. « le leurs apprends à se responsabiliser. Il ne faut pas se voiler la face sur les aléas de la vie. Il faut intervenir lors d'une agression d'autrui ou lors d'un accident de la route », ajoute le professeur de l'Aïkido-Club dijonnais. Mis à part ces interventions exceptionnelles, l'aïkido ne doit pas être utilisé à d'autres fins car cela reste une méthode de défense. « L'aïkido signifie la voie de l'union des énergies, précise Michel Desroches. Il n'y a pas d'opposition. L'élève apprend à bien contrôler l'adversaire, pour le mettre à terre sans le blesser. Je leur ensegne les techniques de projection, le contrôle des articulations. La force musculaire ne rentre pas en ligne de compte. Tout le monde peut en faire mais je n'accepte pas les enfants de moins de 14 ans car leur ossification n'est pas assez dense. »

Il n'est donc pas question de faire n'importe quoi. Le but recherché dans la pratique de cet art martial n'est pas d'être plus fort que l'adversaire. « La fédération d'aïkido n'organise d'ailleurs pas de compétition. Chaque élève fait, à son tour, les techniques de projection », explique Michel Desroches qui insiste : « L'aïkido est un art. Le maître, André Nocquet, ne cessait de le répéter. C'est pour cela que nous sommes au GHAAN, pour préserver les techniques ancestrales de l'aïkido. »

Les entraînements ont lieu à l'Aïkido Club dijonnais au gymnase d'Epirey, les mardis et jeudis, de 19 à 21 heures et les samedis matins, de 9 h 30 à 11 h 30.

 

 

 

 

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