| Principes techniques de l’Aïkido |
| Écrit par André Nocquet |
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En effet, si au repos, un homme a bien la forme d'un tronc avec quatre membres et une tête, cette forme, que les statuaires ont immortalisée dans tous les pays, ne donne aucune idée de la réalité qu'est l'aptitude dynamique de notre corps. Un homme en activité d'attaque ou de défense, ou même en puissance d'action est une sphère dont la limite est l'extrémité des membres supérieurs et inférieurs. C'est ainsi qu'il faut se représenter notre adversaire.
Cette sphère a sa périphérie en mouvement par rapport à son centre il et ce centre, peut se déplacer en avant, en arrière, latéralement, verticalement, entraînant la périphérie le centre est situé dans l’abdomen, comme l'avait vu Léonard de Vinci, dans ses études de l'Homme inscrit dans un cercle ou un pentagone. La 1re chose nécessaire est donc avant une attaque de prendre la notion visuelle statique et de voir, non l'homme-statue, mais la sphère en puissance ou en action. La 2e chose est d'évaluer le rayon de cette sphère. La 3e chose importante qui différencie l'Aïkido du Judo est celle-ci : Dans le Judo, si l'un tire, l'autre suit, si l'un pousse, l'autre recule, les des deux hommes s’interpénètrent, car les bras sont fléchis. Dans l’Aïkido, le but est de rester tangent ou juste extérieur à la sphère d'action de l'adversaire non relativement à notre corps, mais relativement aux extrémités de nos membres supérieurs ou inférieurs. L'engagement à l'intérieur de la sphère de l'adversaire ne se fait que si la potentialité de son attaque est annihilée dans un certain rayon d'action, c'est pourquoi l’Aïkido apparaît être l'art essentiel d'esquive qui met le défendant dans une zone ou les membres adverses ne peuvent nous atteindre. C'est l'exécution parfaite du taï-sabaki ou effacement, qui permet de créer le vide devant l'agresseur, puis d'attaquer ses points vitaux. Plus que toute autre forme de défense, l'Aïkido utilise la propre force de l'attaquant et l'opportunité pour le défaire. En fait, au contraire du Judo, un pratiquant d'Aïkido saisit rarement l'agresseur, et souvent pas du tout. L'adversaire qui s'élance se trouvera dirigé de lui-même dans un mouvement, jusqu'à ce qu'il perde son équilibre. L'idée générale est de se servir de la partie la plus extérieure de la sphère d'action de ses mains, ses poignets, et de s'en servir pour faire tourner cette sphère dans le même sens que celui-ci, déjà entraînée par son propre mouvement volontaire. Ainsi, on ne bloque pas le coup, on l'écarte dans son propre sens, on oblige ce coup cet atemi à décrire sa sphère ou son axe de cercle le plus grand. On cherche donc le plus grand bras de levier possible. On fait tourner le corps de l'adversaire à partir du déplacement de la périphérie de ses membres. On ne s'introduit dans la sphère adverse qu'au moment ou l'expansion rayonnante de l'adversaire ou de l'ennemi a été écartée, déviée.
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La notion que nous avons quand nous nous représentons un homme qui attaque ou qui se défend est une action visuelle fondée sur l’apparence qu'est le corps au repos. Cette vision statique est tout à fait fausse.
L'Aïkido est l'art de l'action tangentielle







































