| Michel Desroches trente ans de passion pour l'Aïkido |
| Écrit par Michel Dorier | |
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Un art martial à mains nues On compte environ 180 disciplines classées arts martiaux et sports de combat, et l'aïkido est un art martial à mains nues qui vit le Jour dans les années 20. Il fut créé par le maître japonais Moriheï Ueshiba (1883-1969), qui l'enseigna après avoir fait une synthèse des différents Arts martiaux qu'il avait pratiqués. L'arrière-plan philosophique ou religieux est évident dans l'élaboration de cet art (traditions shinto, zen, taoïste). En France, on compte environ 60 000 pratiquants et 1400 clubs. |
L'aïkido, art martial de défense, enseigne la maîtrise du corps et de l'esprit. C'est une défense qui étudie particulièrement les appuis, les déplacements, la chute, en présentant tout un ensemble de mouvements très élaborés et très divers, fondés sur les lois naturelles du cercle et de la spirale. L'élégance est proportionnelle à l'efficacité : « c'est effectivement un excellent moyen d'autodéfense, qui permet de désarmer et d'immobiliser sans dégâts ». Et discrètement.
« On peut faire ça en costume », précise-t-il. Et il sait de quoi il parle, car il a déjà dû utiliser ses compétences en pleine ville Conquis d'entrée, Michel Desroches chercha donc un club, et il se rendit même au syndicat d'initiative.
« En fait, j'ai vu dans le journal l'annonce de l'ouverture d'une salle, privée, à la Fontaine-d'Ouche, lancée par M. Rouchouse. J'ai été le troisième à m'inscrire ». À 24 ans, une vocation était née. Il fut ensuite sollicité pour enseigner par le judo-club dijonnais, désireux d'ouvrir une section aïkido, et connut les locaux de la rue Pasteur, avant le déménagement vers le gymnase Epirey. « La première semaine, j'ai eu un élève », se souvient-il.
Actuellement, ce technicien en bâtiment dirige une soixantaine de pratiquants, essentiellement des adultes. À présent ceinture noire cinquième dan et avec donc 30 années d'expérience, il regrette l'évolution, ou plutôt la non-évolution de son sport : « c'est vrai que la discipline reste fermée, pour ne pas dire élitiste, et c'est ce qui me chagrine. On veut japoniser l'aïkido sport de caste là-bas alors que nous sommes en France. Il ne faut pas oublier l'aspect convivial, qui accompagne le bon travail et les progrès des élèves.
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Aller plus loin:
Le Judo-club dijonnais a fêté les 30 ans d'aïkido de Michel Desroches : une passion née en 1973 à la suite d'un reportage télévisé, jamais démentie.







































