Ceinture noire d'aïkido 5e dan, Michel Desroches, 54 ans, pourrait se faire appeler « maître » par ses élèves.
Mais celui qui enseigne à titre bénévole la pratique de cet art martial, excluant la pratique de la compétition, préfère qu'on l'appelle tout simplement Michel. Peut-être parce qu'il tient à appliquer ici, au lieu de stricte « japonaiserie » selon son expression, l'un des principes de sa discipline : la modestie.
L'aïkido ? Michel Desroches, marié et père de deux enfants, l'a découvert par un reportage sur André Nocquet, ce grand maître de l'aïkido (8e dan) décédé en 1999, qui montrait encore des mouvements sur le tatami à 85 ans !
« Ça m'a plu tout de suite. L'aïkido apprend à se défendre d'une attaque, mais il apporte aussi un bien-être intérieur... Pour moi, c'est un art, parce qu'on peut exprimer l'aïkido comme une peinture, une musique. L'aïkido, c'est la voie de l'union des énergies... »
Depuis 23 ans
C'est en 1980 que Michel Desroches a accepté la proposition du Judo club dijonnais l'invitant à ouvrir une section d'aïkido, d'où quelques années plus tard, le nouveau nom de Judo-Aïkido Club Dijonnais. Ainsi, depuis 23 ans, à raison de trois entraînements hebdomadaires, ce technicien en bâtiment assure fidèlement les cours après son travail, « pour l'amour de l'aïkido ». « Pour moi, c'est comme une sorte de sacerdoce », nous confie-t-il. « En enseignant, je fais partager ma passion.
Elle me permet d'évacuer, et d'apporter à ceux qui viennent aux cours une autre approche de la vie sociale, par exemple en apprenant à respecter les autres et les choses, en acquérant davantage de confiance en soi... en recherchant le parfait équilibre du corps et de l'esprit. »
Ainsi, Michel Desroches a-t-il formé plus d'un millier d'aïkidokas parmi lesquels une vingtaine de ceintures noires !
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